2020. Le retour des « années 20 », des « années folles ». Période d’exubérance s’il en est au siècle dernier, pourrait-on en dire autant aujourd’hui? A priori, il n’en est rien. Nous sommes dans une période sombre de l’humanité : les guerres aux quatre coins du monde s’intensifient, adoptant d’autres façons de faire plus dévastatrices les unes que les autres. La planète dévoile enfin sa fragilité, sa finitude. La technologie tend vers la déshumanisation, le piège du virtuel. Tout l’inverse des années 20 de l’entre-deux guerres : l’espoir n’y est plus.

Et pourtant… Les moyens dont disposent les humains pour développer des solutions, pour créer des liens, pour imaginer des mesures salvatrices face à la crise environnementale n’auront jamais été aussi évolués. Si l’on peut déplorer que « les jeunes ne lisent plus », ils ont paradoxalement accès à une mine d’or d’informations pour comprendre le monde dans lequel ils cherchent à se faire une place, éventuellement à laisser leur marque. Dans ce contexte, la psychanalyse profite-t-elle suffisamment de cet élan soutenu par la technologie, par une nouvelle réalité, fût-elle numérique, voire virtuelle ?

Les années folles, donc. Des années empreintes d’une belle folie, peut-être? Car la folie des années 20, c’était aussi la créativité, les arts débridés, l’accès au confort d’une nouvelle modernité; le ressac de la perte, de la crise sans précédent qui a marqué les années 14-18. Ne pourrait-on pas retrouver cet élan de l’après-coup dans la psychanalyse d’aujourd’hui, abîmée par les nouvelles orientations socioculturelles et l’évolution de la médecine psychiatrique, et fragilisée par le vieillissement de ses Sociétés? Il s’agirait alors de cheminer de la crise à la transformation, cette dernière ne pouvant se mesurer à l’aune d’un « point d’équilibre idéal » (Castel, 2017).

Du reste, la folie de notre époque ne saurait s’appréhender, de prime abord, comme la folie du siècle précédent. La nôtre, celle du 21e siècle, s’incarnerait par la multiplication des troubles de personnalité, du chancellement des identités, voire des problématiques narcissiques-identitaires. Des problématiques difficiles à aborder sous l’angle de la cure classique et qui auront incité plusieurs psychanalystes à revisiter la question du cadre propice à l’abord de certaines populations. Ce faisant, par une altération du « cadre concret » (spaciotemporel) du travail analytique, les cliniciens se voient contraints de prioriser le « cadre psychique », celui qui permet que se déploie une écoute singulière (Houzel, 2009).

Mais plus encore, la folie du 21e siècle est certainement celle du triomphe de l’instantanéité et de l’accessibilité – nouvelles technologies obligent! Une folie qui touche la planète entière, mais dans nos sociétés industrialisées et « riches », qui influence plus profondément le fonctionnement individuel. La vitesse, l’efficacité sont recherchées. Pas seulement dans le domaine de l’emploi, mais également dans l’ensemble des relations humaines. Nous serions désormais dans l’aire de l’humain – ami, conjoint, etc. – jetable1. Dans ce contexte, qui a le temps d’investir une cure à raison de 3 ou 4 séances par semaine ? Qui a suffisamment d’argent pour ce faire ?

Signe d’un malêtre toutefois omniprésent, les bureaux de psy débordent. Consulter un psychologue, un psychothérapeute ou un psychanalyste n’est plus quelque chose à avouer à demi-mot; il peut être tout à fait valorisé pour tout un chacun de parler, sans gêne de « mon psy ».

Dans ce nouveau marché de la santé mentale, l’on pourrait toutefois considérer que la psychanalyse s’inscrit en porte-à-faux par rapport à d’autres pratiques plus « efficaces »,

centrées sur le symptôme, qui sont plus adaptées aux attentes de la population. Ce serait dès lors la multiplication de l’offre de services thérapeutiques qui aurait sonné le glas de la psychanalyse, déterminé son déclin. Une offre de service davantage arrimée à la demande première ? Pas nécessairement, mais certainement, des services qui laissent miroiter une temporalité autre. À l’extrême, la régularité n’est plus de mise, le rendez-vous pourrait être déterminé ou annulé à la dernière minute, par un texto vitement envoyé. À l’extrême aussi, l’on pourrait promettre une « guérison » rapide : un maximum de dix séances sera nécessaire pour accéder aux mieux-être. Et pourtant… Si la « demande d’analyse » n’est plus, reste que les demandes premières (raisons de consultation), puis les demandes progressivement construites par les patients d’aujourd’hui apparaissent assez similaires, sinon à celles des patients de Freud, certainement à celles de l’âge d’or de la psychanalyse.

Il ne serait donc pas suffisant de se dire que la population n’est plus au rendez-vous de la cure – au sens où : les pauvres, ils ne savent pas ce qu’ils manquent! Il n’est pas suffisant non plus de dénigrer la nouvelle génération – un réflexe très (trop?) humain, il va sans dire – et de considérer que celle-ci a « perdu » quelque chose que la génération précédente détenait. Il est à noter, d’ailleurs, que cette attitude a tendance à amplifier l’impression d’un anachronisme, et ainsi, alimente la critique habituelle à l’égard de la psychanalyse : une époque – freudienne – bien révolue !

Pourtant, la psychanalyse, si elle ne peut se passer des retours – encore heuristiques – à Freud, est infiniment plus complexe ou même débridée (?) aujourd’hui. D’heureuses initiatives émergent, à commencer par une nouvelle place accordée à la jeune génération dans différentes Sociétés de psychanalyse. Cette nouvelle façon d’intégrer les jeunes aura-t-elle des répercussions sur la formation psychanalytique? Nous le savons, cette question de la formation aura créé, dans l’histoire de la psychanalyse, moult conflits et scissions. Sommes-nous prêts à prendre ce risque ?

D’autres initiatives concernent les dispositifs. L’idée n’est pas nouvelle, fortement inspirée par des populations qui ne fréquenteront jamais les bureaux privés. Des approches de proximité (dans les organismes communautaires, par exemple), à l’utilisation de médiations (tel le photolangage) et de l’expression artistique (psychodrame, art-thérapie), en passant par les dispositifs groupaux. Si ces dispositifs ne sont évidemment pas garants d’une posture analytique, reste qu’à l’inverse, la dérogation qu’ils représentent par rapport au « cadre concret » de la cure ne saurait invalider le travail analytique qui peut s’y déployer. De fait, ces dispositifs seraient autant de façons de mobiliser autrement la psyché, l’inconscient. Plus encore, peut-être correspondent-ils davantage à la demande et au profil – à la fois la dynamique psychique, à la fois le climat socioculturel ci-dessus abordé – des patients d’aujourd’hui.

La façon d’aborder les patients au 21e siècle pourrait aussi favorablement s’inspirer, me semble-t-il, de la pratique clinique auprès des adolescents. L’adolescence n’est-elle pas, d’ailleurs, propre à refléter, avec un effet grossissant, les transformations de la société ? Néanmoins, si les psychanalystes ont eu tôt fait de rencontrer autrement les enfants, d’ajuster le dispositif en intégrant jeux et dessins, l’approche des adolescents a sans doute été plus longue à formaliser, à mettre en mots. Parce qu’un peu transgressive d’emblée? Parce que nécessitant davantage l’implication active du clinicien? Parce que

mobilisant à la fois des éléments du dispositif adulte et celui des enfants, dans un équilibre toujours à refaire, toujours incertain? Reste que cette pratique a comme particularité de positionner le clinicien comme relais de la créativité du patient – ce qui caractérisera aussi la pratique associée aux états limites (Gutton, 2013).

Pourrait-on penser que face à des sociétés qui se transforment, la psychanalyse a un rôle à jouer? Oserait-elle s’arrimer à, ou s’inspirer de ces transformations? Sans doute, mais dans la mesure où elle saura prendre sa place, une place nouvelle, actuelle… tout en conservant sa spécificité. Dès lors, à quel cadre se réfèrera celle-ci? Comment penser à « (ré-)inventer » celui-ci : avec ou sans considération pour son histoire et ses origines (Castel, 2017)?

Une psychanalyse « hors cadre » serait hors des sentiers battus, et ferait place à la créativité. Plus encore, cette psychanalyse se fonderait en priorité sur le « cadre intérieur » et l’éthique du clinicien. Le face-à-face, le jeu dramatique (psychodrame), l’appel à la photographie, la consultation en milieu communautaire voire même, dans la rue, etc. jettent le clinicien dans une arène parfois bien éprouvante, mais ce faisant, d’une fertilité multimodale sans commune mesure. Filigrane souhaite donc amorcer l’entrée dans ces nouvelles années folles sous l’angle de la créativité en psychanalyse et de la remise en chantier du cadre dit

psychanalytique, en sollicitant des auteurs qui ont à cœur non seulement le maintien de la vitalité des pratiques psychanalytiques, mais également l’accordage entre la psychanalyse et la culture actuelle.

Sophie Gilbert

Pour le comité de rédaction

1 Je dois ce vocable à l’une des participantes à nos récentes recherches sur la situation d’itinérance. Cette désinscription, cette faille essentielle du lien social, serait-elle désormais le lot d’une majorité de la population?

 

 

Castel, P.-H. (2017). La psychanalyse, la culture, et le mal qui vient. Revue française de psychanalyse, 81(2), 327-337.

Gutton, P. (2013). Réflexions sur le statut de l’analyste dans la cure des adolescents. Cahiers de psychologie clinique, 40(1), 165-180.

Houzel, D. (2009). La psychothérapie et son cadre. Dans F. Marty (dir.) Les grandes problématiques de la psychologie clinique (p. 223-237). Paris : Dunod.

 

 

L’appel de textes est désormais terminé pour le premier numéro de Fond d’écran. Nous sommes toujours à la recherche de soumissions pour le deuxième numéro.

La nouvelle date de tombée est le 1er décembre 2025 : nous attendons votre proposition !

Nos deux prochains numéros porteront sur l’impact des nouvelles technologies sur la construction psychique et ses effets sur la clinique. Demeurez à l’affût !

 

*********************

FOND D’ÉCRAN

Par Avril Blanchet et Élodie Adam-Vézina

 

            Nous sommes en 2024, près de vingt-cinq années après la hantise du bogue de l’an 2000. Plusieurs d’entre nous s’en souviennent : le 31 décembre 1999, à 23h59, entre angoisse, fascination et amusement, nous assistions au tournant du millénaire, lequel allait révéler si les technologies informatiques pouvaient ou non suivre la cadence du temps. Puis, à 0:00, le 1er janvier 2000, rien. Nous nous étions faits bien peur, le bogue de l’an 2000 n’était qu’une farce, le produit de notre imagination collective fertile en scénarios de fin du monde. Après les feux d’artifices, le soulagement et l’autodérision, le monde a continué sa marche vers un futur inconnu, pour un instant stabilisé. Nous sommes passés à autre chose, à des tragédies plus concrètes.

 

            Depuis, le bogue de l’an 2000 nous a rattrapés par l’angle mort du quotidien. Grâce au Big Bang des technologies numériques, l’univers « connecté », loin de s’effondrer, a poursuivi son expansion… et s’est démultiplié : l’individu a été propulsé bien au-delà de son corps, dans la physique des « métavers ». Le temps du lien, autrefois assujetti à la présence, au souvenir ou à l’imaginaire, est désormais inscrit dans l’immédiateté d’un contact virtuel, dématérialisé et presque tyrannique dans son insistance à commander une réponse réflexe. Les messages textes en parallèle, les fils de discussion qui se croisent et s’entremêlent, nos écrans surchargés d’onglets à consulter renvoient au fantasme immémorial d’ubiquité. Partout en même temps, tout le temps, maintenant !

 

            L’écart entre le réel et le virtuel allait donc devenir de plus en plus exigeant à maintenir, le rythme de la technologie générant un état de tension et de vigilance. Certains, galvanisés par les promesses de la « réalité augmentée », semblent délaisser le monde réel qui, dans son prosaïque dénuement, prend des allures de terrain vague désaffecté. D’autres se sentent impuissants face aux questions posées par l’intelligence artificielle, l’hypertrucage ou la désinformation, craintifs d’en arriver un jour à ne plus avoir les moyens de distinguer le vrai du faux.

 

                                                *********************

 

            La psychanalyse s’est nourrie, depuis la cure type, des nouvelles réalités cliniques : celles des psychoses, des groupes, des institutions, des états limites, des troubles psycho-somatiques, des adolescents, des bébés, etc. De telles mises à l’épreuve de son cadre théorico-clinique ont permis de revoir les dispositifs et modalités, voire de repenser certains fondements métapsychologiques afin de comprendre la diversité des tableaux et de mieux s’arrimer à la souffrance des patients.

 

            Le clinicien contemporain est amené lui aussi à poursuivre cette incessante adaptation lorsque le discours de son patient est interrompu par les notifications des messages textes qui ramènent, dans l’espace thérapeutique, la présence des autres, proches et lointains. En dehors des séances, c’est le patient qui se rappelle au clinicien par le truchement, à distance, des virements bancaires pouvant être effectués à tout moment plutôt que par un chèque passant d’une main à l’autre, pour clore la rencontre. Quel impact le rappel constant d’autrui a-t-il sur la qualité de présence – à l’autre et à soi ? La « capacité d’être seul » est-elle entravée par l’effraction du virtuel dans la vie quotidienne, ainsi que dans le bureau du clinicien ?

 

            Paradoxalement, aller à la rencontre de l’autre est la pierre angulaire des applications auxquelles nombre de patients ont recours afin de rencontrer un partenaire amoureux ou sexuel et dont ils nous exposent les termes : ghosting, love bombing, breadcrumbing, gaslighting, autant de mots qui renvoient à des réalités qui, à défaut d’être complètement nouvelles, sont favorisées par les nouvelles technologies. Quelle place pour le manque et le désir dans ce marché de la séduction où l’interchangeabilité est reine et où la temporalité de la rencontre est accélérée ?

 

La disponibilité de l’autre concerne aussi la thérapie. Que devient la demande du sujet lorsqu’il est possible d’avoir accès à des services de relation d’aide par message texte et d’en disposer selon l’appréciation qu’on en fait ? Et qu’en est-il du thérapeute comme sujet, à l’ère de l’intelligence artificielle (I.A.) ? L’I.A. prodigue des conseils et porte assistance d’une façon si rapide et concrète qu’il est pertinent de se demander quelle place elle prendra dans les soins en santé mentale, parallèlement à la médecine qui y a déjà recours pour les diagnostics, notamment.

 

            Quant à la télépratique, celle-ci est passée de marginale à commune depuis la pandémie de 2020, non sans générer une série de questions qui concernent notamment le corps : quelles sont les conditions nécessaires et suffisantes à l’écoute et au dire ? Comment (re)penser le rapport à la distance et à l’espace dans cette nouvelle modalité thérapeutique ? C’est l’ensemble du cadre dans ses repères, tant spatiaux que temporels, ainsi que la posture du clinicien qu’il devient pertinent de questionner dans la foulée de l’utilisation de plus en plus étendue des nouvelles technologies en clinique.

 

            Par ailleurs, il est pertinent de se pencher sur les effets de l’appareillage digital sur le corps psychique. Le téléphone cellulaire dans la main, le doigt sur l’écran, la montre au poignet, tenteraient-ils de panser les brèches d’un moi-peau en quête d’apaisement et pour lequel l’autre se serait avéré défaillant? Le rapport de dépendance aux « prothèses électroniques » est-il semblable – et pire! – que celui à la cigarette, par exemple? Les données biométriques compilées lors de nos activités quotidiennes nous ramènent vers notre corps, mais celui-ci ne s’en retrouve-t-il pas alors comme une « chose » à contrôler? Et que dire des prescriptions, médicales ou non, de marches en forêt, de visites aux musées, de méditation de pleine conscience et de classes de yoga? Si les technologiques numériques exacerbent le mal de vivre dans notre peau, tout en proposant des solutions faites de mesures en discontinu, qu’advient-il du besoin d’intériorité ?

 

            Le choc entre l’absence de limites de l’univers virtuel et les trop grandes limites du champ expérientiel humain est brutal. L’un est dicté par l’♾️ des mathématiques, l’autre par la mortalité du corps. Au cœur de ce tiraillement, la plasticité psychique, celle qui permet à chaque génération d’intégrer et d’éprouver son identité malgré une culture en constante évolution. Or, cette plasticité psychique est-elle suffisante pour assimiler à sa pâte, humaine, l’élément radicalement autre des nouvelles technologies ? La hantise de notre mortalité, de notre désaide, a été un formidable moteur d’avancées technologiques et scientifiques. Mais le désir d’échapper à la mort acterait-il également une mise à mal du vivant, ainsi que l’attrait irrésistible de Thanatos ?

 

                                                  ********************

 

L’impact des nouvelles technologies sur la construction psychique et ses effets sur la clinique est un vaste thème dont nous commençons à peine à appréhender les conséquences. Si nous en avons présenté ici un portrait plutôt sombre, cet argumentaire ne constitue que le fond d’écran d’une invitation faite à des auteurs de tous horizons pour nous aider à penser, avec la psychanalyse, ce qui est à l’œuvre dans cette mutation anthropologique majeure. Nous espérons que les différentes réflexions convoquées pour les deux prochains numéros de Filigrane pourront aider cliniciens et chercheurs à en ouvrir l’horizon et à apprivoiser le désormais incontournable cyborg en chacun d’entre nous.

 

Bonjour tout le monde,

Le réseau Parentalités vulnérables et la revue Filigrane vous invitent à leur colloque international « Précarités, inclusion et diversité dans la parentalité », qui aura lieu les 17, 18 et 19 octobre 2024 à l’Université du Québec à Montréal et au campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke ! Voici une brève énumération des thèmes abordés : diversité familiale et dans la parentalité, traumas collectifs et situations de grande précarité, transmission intergénérationnelle et construction identitaire.

Réunissant plusieurs professeur·es et étudiant·es d’universités des quatre coins de la francophonie (Québec, France, Belgique, Suisse et Brésil), c’est un rendez-vous à ne pas manquer !

Se rendre à l’événement

Jeudi 17 octobre et vendredi 18 octobre

Salle « Les grandes portées » (local 2605 : se rendre à l’étage B2, près de l’accueil)

Campus de Longueuil – Université de Sherbrooke

150, Place Charles-Le Moyne, Longueuil (QC), J4K 0A8

Samedi 19 octobre

Local SH-2800, Pavillon Sherbrooke

Université du Québec à Montréal

200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (QC), H2X 1X5

Pour s’inscrire, c’est par ici !


CONCOURS TERMINÉ : Le concours fut un franc succès auprès de la relève étudiante en psychanalyse, et nous vous remercions d’y avoir participé ! Demeurez à l’affût pour l’annonce des résultats !
Bonjour tout le monde,
 
La revue Filigrane est à la recherche de nouvelles plumes afin de donner une voix à la relève!
Nous organisons un concours d’articles s’adressant aux étudiant·es aux cycles supérieurs en psychologie ou dans une discipline connexe, ainsi qu’aux jeunes clinicien·nes (moins de 5 ans d’exercice) d’approche psychodynamique ou psychanalytique.
 
Prix :
 
1er prix – 1000 $
· Publication de votre article dans la revue Filigrane;
· Invitation à en faire la présentation à la Société psychanalytique de Montréal et à l’Association des psychothérapeutes psychanalytiques du Québec
 
2e prix – 500 $
 
3e prix – Participation à une journée clinique de l’APPQ
Les gagnant·es seront choisi·es par un comité de lecture composé des personnes représentantes des différents regroupements psychanalytiques.
 
Pour tous les participant·es, un tirage au sort (2 prix) :
 
· Participation à un colloque de la Société psychanalytique de Montréal
· Participation à un symposium du Quebec English Branch (SPC).
 
Pour participer :
 
· L’article doit s’inscrire sous un angle psychodynamique ou psychanalytique;
· Il peut être rédigé en français ou en anglais;
· Il doit être original (cependant, il peut s’agir d’un travail de session n’ayant pas été publié);
· Il doit correspondre aux normes de publication de la revue Filigrane (disponibles à l’adresse : https://revuefiligrane.ca/soumettre-un-article/)
 
Exemples de sujets :
 
· Analyse de matériel culturel (littérature, cinéma, arts visuels, théâtre, etc.)
· Question théoriques;
· Réflexion de cas clinique;
· Travail de session non-publié et remanié sous la forme d’un article;
· Résultats de recherche
 
Envoyez le tout en format Word (.docx) à Mme Sophie Gilbert, rédactrice en chef : gilbert.sophie@uqam.ca au plus tard le 8 janvier 2025.
 
Bonne chance, et au plaisir de vous lire!

Collection « Psy pour tous » dirigée par Gérard Bonnet


Comment prendre le temps ? Est-ce encore possible à notre époque où tout un chacun est bousculé, pressé, débordé ?

Ce livre est destiné à chacun d’entre nous. Il s’adresse aussi à tous ceux que frappent la répétition interminable d’un passé

traumatique, même s’ils cherchent à le fuir.

Prendre le temps comme sujet d’étude, pour le psychanalyste, c’est pénétrer au coeur de son propre travail. Un travail qui s’interroge sur les strates de notre mémoire et de notre héritage, sur les traces que laissent tous les âges de la vie, avec leur lot de crises et de fureur. Et sur les moments de folie, de régression ou de fixation aux habitudes malsaines qui forment nos pathologies.

Le temps de l’analyse, son cadre temporel, son rythme et ses étapes, ses moments de mutation, sont autant de moyens de vivre le temps d’une tout autre façon. Et de trouver un art de vivre, un temps d’espoir qui peut s’étayer, pour nous détendre et nous tourner vers l’avenir, vers le temps de l’art et de la création.


L’AUTEUR :

François Duparc est psychiatre, ancien interne des Hôpitaux Psychiatriques de la Seine et psychanalyste. Membre titulaire formateur de la Société Psy-chanalytique de Paris (SPP) et de l’Institut Psychosomatique Pierre Marty de Paris, il a présidé le Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes et exerce à Annecy.

LE DIRECTEUR DE COLLECTION :

Gérard Bonnet est psychanalyste (APF), directeur de l’EPCI où il dispense un enseignement de psychanalyse à un large public. Il a écrit de nombreux ouvrages en psychanalyse. Directeur de la collection « Psy pour tous » aux éditions In Press, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de la collection : L’angoisse, L’auto-psychanalyse, L’idéal, Le narcissisme, Plaisir et jouissance et La vengeance.

 

ÉDITIONS IN PRESS • www.inpress.fr

Ses racines et ses débordements

Collection « Psy Pour Tous » dirigée par Gérard Bonnet


Pourquoi la violence inconsciente déborde-t-elle ?

La violence s’impose de façon inquiétante autour de nous sous des modalités multiples. Il ne manque pas d’analyses économiques, politiques ou sociologiques de ces situations. Ce livre apporte l’éclairage de la psychanalyse en mettant en évidence les processus inconscients qui sont à l’oeuvre dans ces comportements. Freud a écrit « pourquoi la guerre ? » à une époque bien plus tourmentée que la nôtre ! Les auteurs de cet ouvrage ont voulu poursuivre et approfondir cette réflexion.

La violence existe et travaille dans l’inconscient. La question est surtout de savoir sous quelles formes, et pourquoi elle déborde régulièrement à nos risques et périls ?


LES AUTEURS :

Benjamin Abdessadok est psychologue clinicien, titulaire d’un DEA et psychanalyste à la Société de psychanalyse freudienne. Membre actif du Conseil d’Administration de l’EPCI, il enseigne dans l’École depuis sa fondation.

Paul-Laurent Assoun est psychanalyste (Espace Analytique), professeur émérite de l’Université Paris VII, il donne plusieurs journées de formation chaque année à l’EPCI depuis de nombreuses années.

Paul Bercherie est psychiatre et psychanalyste.

Gérard Bonnet est psychanalyste (APF), directeur de l’EPCI où il dispense un enseignement de psychanalyse à un large public. Il a écrit de nombreux ouvrages en psychanalyse. Directeur de la collection « Psy pour tous » aux éditions In Press, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de la collection .

François Duparc est psychiatre, ancien interne des Hôpitaux Psychiatriques de la Seine et psychanalyste. Membre titulaire formateur de la Société Psychanalytique de Paris (SPP) et de l’Institut Psychosomatique Pierre Marty de Paris, il a présidé le Groupe Lyonnais de Psychanalyse Rhône-Alpes et exerce à Annecy.

Évelyne Larguèche est sociologue, docteure en Psychopathologie clinique et Psychanalyse, co-fondatrice du Collège des Hautes Études Psychanalytiques. Elle a été ingénieure de recherche au CNRS, attachée au Laboratoire de Psychopathologie clinique puis au Laboratoire d’Anthropologie sociale.

ÉDITIONS IN PRESS www.inpress.fr

Du corps aux langages, destins de l’affect

Sous la direction de Sesto Marcello Passone avec la collaboration de Dominique Fessaguet Avant-propos de Xavier Giraut

Collection de la Société Européennepour la Psychanalysedel’Enfant et lAdolescent (SEPEA)


Un livre hommage à Annie Anzieu et à sa passion clinique et théorique pour la psychanalyse de l’enfant.

Plus de quinze analystes de différents pays rendent hommage à Annie Anzieu (1924-2019), en dialoguant avec la longue et riche expérience d’une analyste fine et déterminée. Figure significative de la psychanalyse française, membre de l’APF, Annie Anzieu avait pour l’enfance une authentique passion clinico-théorique.

Après avoir introduit la psychanalyse avec l’enfant à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, Annie Anzieu fonde, avec Florence Guignard, la Société européenne pour la Psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent (SEPEA), lieu d’échanges pluriels, de recherche et de transmission unique dans ce domaine en Europe.

Collègues, élèves et lecteurs, témoignent de l’intérêt des apports théorico-cliniques et de technique psychanalytique d’Annie Anzieu dans la cure de l’enfant.

>> Des thématiques devenues celles d’une psychanalyse contemporaine ; elles concernent tout âge et toute cure analytique, des enfants comme des adultes.


LA SEPEA :

La Société Européenne pour la Psychanalyse de l’Enfant et de l’Adolescent, fondée en 1994 par Annie Anzieu et Florence Guignard, s’attache à donner une dimension européenne à la réflexion clinique, à la recherche théorique et au perfectionnement de la prise en charge de l’enfant et de l’adolescent. La collection s’adresse à un public de psychanalystes et de psychothérapeutes confrontés à la souffrance psychique de l’enfant et de sa famille.

DIRECTEUR DE L’OUVRAGE :

Sesto Marcello Passone est professeur émérite de l’UCLouvain, psychanalyste membre de la SPP et ancien président de la SEPEA.

AUTEURS :

Maria Luisa Algini, Christine Anzieu-Premmereur, Loïse Barbey-Caussé, Myriam Boubli, Dominique Fessaguet, Teresa Flores, Annette Fréjaville, Xavier Giraut, Bernard Golse, Florence Guignard, Didier Houzel, Agnès Lauras- Petit, Nicole Llopis-Salvan, Sesto-Marcello Passone, Rémy Puyuelo, Luis Rodriguez de la Sierra, Hélène Suarez Labat, Manuela Utrilla Robles.

 

ÉDITIONS IN PRESS www.inpress.fr
ISBN : 978-2-84835-746-1