Chargement Événements

« Tous les Événements

L’empire du faux

novembre 1 @ 19:00 - novembre 2 @ 17:00

| 20$ - 220$

Navigation Événément

Billets

Étudiant - Vendredi20.00 $Conférence du vendredi seulement *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 23,00$
Professionnel - Vendredi60.00 $Conférence du vendredi seulement *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 68,99$
Étudiant60.00 $Colloque 1 et 2 novembre *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 68,99$
Professionnel200.00 $Colloque 1 et 2 novembre *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 229,95$
Étudiant + Revue75.00 $Colloque 1 et 2 novembre + Abonnement à la revue Filigrane pendant 2 ans *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 86,23$
Professionnel + Revue220.00 $Colloque 1 et 2 novembre + Abonnement à la revue Filigrane pendant 2 ans *** Paiement en ligne (Paypal, Visa) ou par chèque. Taxes en sus - 252,95$

Détails

Début :
novembre 1 @ 19:00
Fin :
novembre 2 @ 17:00
Prix :
20$ - 220$
Événément Catégorie:

Lieu

Centre Saint-Pierre
1212 Panet
Montreal, Quebec H2L2Y7 Canada
+ Google Map
Site Web :
https://www.centrestpierre.org/

Organisateur

Revue Filigrane
Téléphone :
(514) 843-2015 poste 2840
Courriel :
Site Web :
http://revuefiligrane.ca

Pour le paiement par chèque, veuillez faire par venir celui-ci :

Revue Filigrane
C.P. 60194, succursale Saint-Denis
Montréal (Québec)
H2J 4E1

filigranerevue@gmail.com

 

Vendredi  1 novembre Centre Saint-Pierre

 

« Fake », paranoïa et déréalisation
François Richard, Paris

Le terme « fake », à travers les ambiguïtés qui découlent de son usage, résume à lui seul la structure des discours complotistes d’hier à aujourd’hui. Des exemples de récits de complots à grande échelle seront analysés, puis reliés à l’usage devenu courant du terme   « fake » pour dénoncer de supposés mensonges de journalistes. Nous proposerons une interprétation psychanalytique en termes de paranoïa et de projection avec retournement dans le contraire. De plus, nous explorerons l’isomorphie avec le délire antisémite nazi, d’où se dégage une « pseudologie », c’est-à-dire une fabulation qui consiste à nier un fait parce qu’il se présente comme vrai. Un tel glissement vers la schizophrénie ou, du moins, un syndrome de déréalisation, rejoint la pseudo normalité de la communication, en particulier sur Internet.

 

Samedi matin 2 novembre – Centre Saint-Pierre

 

Angles d’écoute analytique dans la clinique de la violence
Joao Da Silva Guerreiro, Montréal

Dans la clinique de la violence, on se heurte souvent à une dénégation qui se manifeste de manière symétrique à la fois chez le patient et le clinicien. De la part du patient, elle prend souvent la forme d’une mise à distance de l’individu par rapport à son agir : « j’ai agi de manière violente, mais je ne suis pas violent ». Du côté du clinicien, cette dénégation se manifeste par une mise à distance par rapport à l’agir du patient. Cette double dénégation contribue, entre autres, aux défis et à la spécificité de l’écoute analytique de l’individu aux prises avec des comportements violents que cette présentation essayera d’élucider sous différents angles et à partir de plusieurs vignettes cliniques.

 

Le transfert. Le vrai, le faux, le vraisemblable ou l’illusion véridique
Élyse Michon, Montréal

Il est utile au psychothérapeute qui travaille avec le transfert comme outil et surtout comme levier dans la relation psychothérapeutique, de savoir dans quelle aire du psychisme ces phénomènes se déploient. Quand il y a transfert il y a, pourrait-on dire, « erreur sur la personne », erreur qui ne fait pas nécessairement de ces émois et motions transférentiels des phénomènes erronés ou faux. La capacité de « déplacer » s’appuie sur l’illusion créatrice, le champ transitionnel où sont mis en suspens les catégories de faux et vrai, de moi et non-moi. La réalité psychique demande qu’on en reconnaisse la validité et la véracité. De plus le thérapeute analytique travaille avec l’hypothèse d’un sujet divisé, divisé de par la part d’inconscient qui existe tant côté analysant que côté analyste. Alors qu’en est-il des « signifiants énigmatiques » qui émanent du thérapeute et qui
créent un appel au transfert?  Erreur sur la personne?  Ou perception du désir inconscient de l’autre ? Nous examinerons donc en quoi l’existence des phénomènes transférentiels exigent que technique et éthique soient considérées comme  indissociables.

 

Samedi après-midi – Centre Saint-Pierre

Traitement des patients souffrants de convictions complotistes
François Richard, Paris

« La voix de l’intellect est basse, mais ne s’arrête point qu’on ne l’ait entendue », dit Freud, dans  L’avenir d’une illusion, qui voyait bien comment les totalitarismes pourraient se substituer aux religions, mais n’imaginait pas le caractère paradoxal de l’actuel malaise dans la culture où la rationalité se mêle en permanence à la folie, et où le surmoi est perverti de l’intérieur sans pour autant disparaitre. S’il est devenu difficile de faire entendre à la société, aux citoyens, une parole de raison, le traitement de patients souffrants de troubles complotistes est néanmoins possible. Nous chercherons à le montrer en discutant des sujets suivants : 1-la dialectique entre psychothérapie, psychanalyse et post éducation dans un processus permis par un engagement spécifique du clinicien; 2-la spécificité de l’adolescence comme paradigmatique à cet égard; 3-l’incidence particulièrement forte du contre-transfert de l’analyste qu’il s’agira d’entendre autant que le transfert du patient; 3-le devenir de la « vérité » de l’interprétation face à une pensée retorse qui passe du vrai au faux en permanence, les condense puis les disjoint; 4-le type de clivage complexe et possiblement pluriel que cela implique.

Table ronde 

Discutant : Martin Gauthier, Montréal