Violence, terreur infantile et marginalité : sur l’apport de la philosophie de Ricœur et du récit de soi

Agités, opposants, turbulents ; les tumultes intérieurs de l’adolescence transcendent parfois les difficultés « classiques » de l’émergence pubertaire pour s’inscrire dans un tout autre registre : celui de la terreur. Ces enfants et ces adolescents « mis à mal » s’adonnent parfois à des agirs transgressifs d’une violence inouïe. Face à l’effraction répétée du système de pare-excitation, aux carences traumatiques primaires et à la violence, comment ces enfants peuvent-ils symboliser ? Comment forgent-ils leur subjectivation ? La violence de ces adolescents nous sidère et nous interpelle tout à la fois. À travers ce texte, l’auteur explore l’articulation entre la littérature, l’écriture de soi et le processus de subjectivation et souligne en quoi une telle démarche d’écriture peut s’avérer thérapeutique et salutaire pour les enfants qui ont connu la terreur.