Plaidoyer pour une psychanalyse empathique

Après avoir évoqué l’évolution des pathologies, l’auteur rappelle que Sándor Ferenczi, dès 1928, a posé le concept d’empathie comme un outil majeur du psychanalyste. Prenant en compte les plus récents travaux à ce sujet, il montre ensuite que ce concept se laisse décomposer en trois dimensions. La première, l’empathie directe, est un mode de connaissance d’autrui qui permet de se mettre à la place de l’autre tout en restant conscient de la différence entre lui et soi. La seconde dimension est l’empathie réciproque, qui ajoute à la possibilité de se mettre à la place de l’autre le principe d’une réciprocité possible. Enfin, la troisième dimension correspond à ce qui est couramment appelé intersubjectivité, et qui consiste à reconnaître à l’autre la possibilité de nous éclairer sur des aspects de soi que l’on ignore. C’est cette dernière dimension que l’analyste doit avoir à cœur de développer. Sur ce chemin, l’auteur propose de penser la psychanalyse sur le modèle d’une relation de compagnonnage : mutuelle, réciproque et non symétrique.