Et s’il valait mieux se taire et attendre ?

La pratique de la psychanalyse met l’analyste en contact avec son propre corps, touché par ce qui vient du corps de l’analysant. Celui-ci s’adresse à l’analyste en parlant de son corps, à partir de son corps. Réfléchissant sur quelques évocations cliniques, l’auteure se demande ce qui se passe entre l’analysant et l’analyste, quand le corps impose sa présence chez l’un comme chez l’autre, cela sans égard à l’organisation psychique qui prévaut chez l’analysant. Explorant alors le rapport entre le corps et la parole, elle s’interroge sur la façon d’aborder cliniquement ces différentes situations. Elle insiste, en conclusion, sur l’importance d’accéder à la parole comme issue à l’emprisonnement dans le corps, tout en précisant de quelle parole il s’agit.